Centre de téléchargement

2025
  • Etats financiers 2025
2024
  • Etats financiers 2024
2023
  • Rapport annuel 2023
  • Etats financiers 2023
2022
  • Rapport annuel 2022
  • Etats financiers 2022
2021
  • Rapport annuel 2021
  • Etats financiers 2021
2020

Finances

L’ECA boucle l’exercice 2025 avec un excédent sur son résultat technique grâce à des charges contenues, et avec un résultat net de 93,1 millions porté par la bonne performance des placements financiers. Après deux années impactées par une forte sinistralité en éléments naturels, ceux-ci marquent un creux en 2025. Au contraire des incendies qui ont occasionné des charges nettement au-dessus des prévisions, avec un nombre important de cas de grande ampleur. L’excédent sur le résultat a pu être redistribué aux assurés au moyen d’une participation aux excédents de 43,5 millions, soit 15 % sur les primes de l’exercice suivant.

Avec une charge financière de 59,1 millions, les incendies connaissent un exercice particulièrement intense et montrent que malgré les progrès de la prévention et des interventions, le risque incendie reste toujours d’actualité. Aux traditionnels mais néanmoins tragiques feux de ferme et feux de cheminée, s’ajoutent dorénavant les feux de batteries liées aux objets du quotidien et au stockage d’énergie. Pour continuer ses efforts dans la prévention du risque incendie, l’ECA va d’ailleurs lancer dès 2026 une nouvelle offre de participations financières pour les entreprises et les particuliers.

Le niveau des charges financières dues aux éléments naturels, qui avec 17,4 millions sont en net recul par rapport aux estimations, ne remet pas en question les prévisions à court et moyen terme qui voient ces risques devenir prépondérants et gagner en intensité. Les fortes fluctuations d’un exercice à l’autre sont inhérentes à la nature de ces risques, et l’Etablissement poursuit sa stratégie d’atténuation et d’adaptation face aux éléments naturels.

Les missions de prévention et d’intervention en faveur de la collectivité ont été menées conformément aux attentes, avec des engagements à hauteur de 45,4 millions sur l’exercice, ainsi que des investissements de 10,1 millions. Les charges d’exploitation ont été maîtrisées, permettant d’atteindre un résultat technique de 8,4 millions après participation aux excédents accordée aux assurés.

Les placements de capitaux ont de leur côté enregistré une performance de 5,4 %, représentant l’augmentation des valeurs mobilières et immobilières constituant les réserves de l’Etablissement. Ces résultats viennent ainsi renforcer la solvabilité de l’ECA, lui permettant d’être résilient face aux défis futurs et d’assurer ses missions avec confiance.

93,1 millions
Résultat net
8,2 millions
Investissements dans l'immobilier
5,4 %
Performance des placements

Assainissements énergétiques de nos bâtiments

Conformément aux ambitions de la loi climat cantonale et aux principes d’investissements responsables définis dans la charte de l’ECA, l’objectif est la réduction des émissions de CO2 de 50 % en 2030 par rapport à leur niveau de 1990, puis d’atteindre le zéro net en 2050. Pour ce faire, 33 immeubles prioritaires ont été identifiés dans le cadre de son plan d’assainissement. Sur l’année 2025, le chantier d’assainissement de 5 immeubles à Cossonay a permis la mise en exploitation de 2 d’entre eux, le chantier se poursuit en 2026 pour les immeubles restants.

 

L’ECA établit ses comptes conformément au référentiel Swiss GAAP RPC et en application des recommandations spécifiques à sa branche (RPC 41).
Le résultat technique se monte à 8,4 millions, après un exercice marqué par une sinistralité faible en éléments naturels, un niveau de charges d’exploitation contenu et des revenus en progression. La situation permet l’octroi d’une participation aux excédents de 43,5 millions aux assurés. Le résultat net s’affiche à 93,1 millions, porté par un résultat des placements en dessus des attentes à 100,2 millions.
Si la sinistralité incendie se montre particulièrement défavorable en 2025 avec des sinistres de grande ampleur pour une charge financière de 59,1 millions, contre 42,9 millions en 2024, il en va autrement de la sinistralité en éléments naturels. En effet, malgré quatre événements généralisés sur l’exercice constitués par des orages, une tempête et des fortes pluies, les charges financières correspondantes se montent à 17,4 millions contre 43,6 millions l’exercice précédent. L’exercice 2025 marque ainsi un répit dans l’accélération de la fréquence et de l’intensité des événements liés aux dangers naturels constatée ces dernières années. Les charges financières totales des sinistres s’élèvent à 72,7 millions, comprenant une dissolution de provision de 3,7 millions pour les sinistres encore inconnus à la date de clôture.
Quant aux prestations et participations financières de prévention et de défense incendie et secours en faveur de la collectivité, elles atteignent 45,4 millions et sont légèrement supérieures à l’année dernière (43,3 millions). Les participations aux réseaux d’eau connaissent un fort effet de rattrapage avec 13,8 millions (10 millions en 2024), alors que des achats d’équipements et de matériel de défense incendie et secours sont impactés par des reports en 2026.
Le bon niveau du résultat technique permet de provisionner une participation aux excédents en faveur des assurés de 43,5 millions, soit un rabais de 15 % sur les primes 2026.
L’ECA poursuit ses efforts dans le développement de ses missions et de sa transformation numérique. En conséquence, les charges d’exploitation augmentent de 4 % pour atteindre 100,2 millions.
Les placements de capitaux présentent une performance de 5,4 %. Au total, le résultat des placements se monte à 100,2 millions, dont 31,2 millions pour les placements immobiliers. Ceux-ci sont positivement impactés par la réévaluation d’une partie du portefeuille sous gestion. Grâce à ces résultats, la solvabilité de l’Etablissement se renforce.
Un amortissement extraordinaire de 12,9 millions est enregistré, afin de prendre en compte le changement de stratégie au niveau des projets de digitalisation induisant l’abandon de certaines solutions informatiques qui étaient en cours de développement.
Les résultats permettent à l’ECA de verser une contribution de 2,6 millions à l’Etat de Vaud.

Comme tout acteur du secteur de l’assurance, l’ECA gère ses capitaux afin d’assurer sa solidité financière et sa capacité à honorer ses engagements sur le long terme. La performance des placements contribue directement à la constitution et au renforcement des réserves indispensables à l’exercice des missions. Ces réserves jouent un rôle essentiel: elles permettent d’absorber l’impact d’évènements majeurs tout en préservant la stabilité des primes pour les assurés.

La stratégie d’investissement repose sur une allocation équilibrée entre valeurs mobilières et actifs immobiliers. La qualité, la diversification, la durabilité et le niveau des actifs détenus constituent un levier stratégique majeur, garantissant la solvabilité et la pérennité des missions. Le total des actifs sous gestion atteint 2’022 millions.

En 2025, les placements de capitaux présentent une performance de 5,4 % pour un résultat de 100,2 millions.

Le conseil d’administration est composé d’un président, un secrétaire et de sept membres nommés par le Conseil d’Etat pour une durée de quatre ans, renouvelable à deux reprises. En 2025, il a tenu 8 séances en plenum, 32 séances de comités, ainsi que 32 autres réunions pour une rémunération nette de 577’000.-.
Le comité de direction est composé du directeur général et de six membres. La rémunération brute de la direction se monte pour 2025 à 1’590’258.-. Le directeur général est nommé par le Conseil d’Etat sur proposition du conseil d’administration, les directeurs sont nommés par le conseil d’administration sur proposition du directeur général.

Conformément aux ambitions de la loi climat cantonale et aux principes d’investissements responsables définis dans la charte de l’ECA, l’objectif est la réduction des émissions de CO2 de 50 % en 2030 par rapport à leur niveau de 1990, puis d’atteindre le zéro net en 2050. Pour ce faire, 33 immeubles prioritaires ont été identifiés dans le cadre de son plan d’assainissement. Ainsi les émissions moyennes de CO2 diminuent de 0,3 point de % en 2025 pour se fixer à 20,1 kg/m2/an pour un objectif 2030 à 15,8 kg/m2/an.
Avec une valorisation de 587 millions à fin 2025, le parc d’immeubles géré en interne représente 29 % du total des actifs de l’ECA. Le parc totalise 75 immeubles répartis sur le canton, 831 logements et 378 lots commerciaux, pour une surface totale de 106’763 m2.
Sur l’année 2025, le chantier d’assainissement de 5 immeubles à Cossonay (40 logements) a permis la remise en exploitation de 2 d’entre eux, le chantier se poursuit pour les 3 immeubles restants. De plus 11 nouveaux logements ont été mis en exploitation à Bex.
Le service immobilier poursuit également sa digitalisation et l’automatisation de ses processus pour améliorer son service à la clientèle et son efficacité.
Le résultat des actifs immobiliers atteint 31,2 millions, contribuant à 29 % de la performance globale, portée par des revalorisations suite à l’expertise externe annuelle.

L’ECA investit sur le marché des capitaux au travers de mandats équilibrés confiés à des banques suisses qui s’engagent à respecter les principes d’investissements responsables fixés dans la charte de l’Etablissement. L’univers d’investissement est contraint par l’utilisation d’indices ESG. Un mandat de contrôle de conformité est confié à un vérificateur externe, dont le dernier audit du portefeuille maintient une note de durabilité A sur une échelle de A+ (très durable) à D-(faible).
Le résultat des valeurs mobilières atteint 73,4 millions, principalement porté par les actions suisses. Cela pour une contribution à la performance globale de 71 %, équivalente au poids des valeurs mobilières dans l’allocation d’actif.
Une liste des questions (FAQ) sur les placements responsables de l’ECA est à disposition des assurés et partenaires sur le site internet de l’ECA.

L’ECA détermine les valeurs cibles de ses provisions selon l’approche du Swiss Solvency Test (SST), qui est le modèle de la FINMA appliqué aux assureurs privés, tout en y intégrant ses contraintes spécifiques. Celles-ci concernent notamment la concentration géographique des risques sur le canton de Vaud, ainsi que le caractère obligatoire de l’assurance ne permettant pas la sélection des risques.
Ainsi, le besoin de réserves déterminé par l’actuaire-responsable s’élève à 724 millions, un montant qui permet théoriquement de couvrir à la fois les risques liés aux dommages incendie et éléments naturels, ainsi que les risques liés aux placements de capitaux. Le niveau de solvabilité mesuré à l’aide du SST permet à l’Etablissement de faire face 2,5 fois à un événement catastrophique sur le plan des sinistres et des placements financiers.
A la fin de l’exercice 2025, les provisions au bilan sont entièrement constituées.
Dans le cadre du partenariat avec l’ECCE (Centre d’expertise sur les extrêmes climatiques de l’Université de Lausanne), les efforts en vue de considérer une approche spécifique aux ECA en matière de mesures de la solvabilité se poursuivent afin de mieux tenir compte de leurs spécificités: concentration géographique, caractère obligatoire et pas de diversification des produits.

L’organe de révision BDO a effectué un contrôle intermédiaire des comptes, ainsi que le contrôle de l’existence du Système de Contrôle Interne (SCI) du 3 au 7 novembre 2025.
L’audit final des comptes annuels, comprenant le bilan, le compte de résultat, le flux de trésorerie, le tableau des capitaux propres et l’annexe, a été réalisé du 2 au 13 février 2026.
Selon l’appréciation de l’organe de révision, les comptes annuels donnent, dans tous leurs aspects significatifs, une image fidèle du patrimoine et de la situation financière de l’Etablissement au 31 décembre 2025, ainsi que de ses résultats et de ses flux de trésorerie pour l’exercice clos à cette date conformément aux Swiss GAAP RPC et sont conformes à la Loi concernant l’assurance des bâtiments et du mobilier contre l’incendie et les éléments naturels.
Par ailleurs, et conformément à l’art. 728a, al. 1, ch. 3, CO et à la NAS-CH 890, l’organe de révision atteste qu’il existe un système de contrôle interne relatif à l’Etablissement des comptes annuels, défini selon les prescriptions du conseil d’administration.
Finalement, l’organe de révision recommande au Conseil d’Etat d’approuver les comptes annuels qui lui sont soumis.

Bilan au 31 décembre

Compte de résultat

Evolution du poste placements de capitaux au bilan entre 2023 et 2024

Placement de capitaux (en millions de francs suisses)

Valeurs mobilières
(en millions de francs suisses)

Valeurs immobilières
(en millions de francs suisses)